LES ENJEUX DE L'ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL DECRYPTES PAR ELIOR SERVICES

LES ENJEUX DE L'ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL DECRYPTES PAR ELIOR SERVICES

30 mars 2018

Tom Lowe
30 mars 2018

[Article] Propreté : les nouveaux environnements de travail modifient la donne

A l'heure où beaucoup prônent le " travailler autrement ", allons-nous vers un " entretenir autrement " ? " Assurément, selon Nolwenn Pigault, Responsable Marketing MSE & FM chez Elior Services : le nettoyage passe d'une tâche invisible à une responsabilité assumée, voire partagée, et la gestion de l'espace n'y est pas étrangère."

Comment les nouveaux environnements de travail changent la donne de la propreté.

Le temps des couloirs interminables bordés de portes fermées est derrière nous. Le bureau individuel est devenu une rareté – un privilège ? Partout, des plus petites aux plus grandes entreprises, la notion de QVT a fait son chemin, avec l’idée que les salariés sont des clients de leur espace de travail… tout autant que des collaborateurs de l’entreprise. 

Sont-ce les méthodes de travail qui font évoluer les espaces professionnels, ou est-ce l’inverse ? Les deux sans doute : le travail en mode projet encourage une gestion flex des espaces, pendant que les acteurs du coworking se réclament du « travailler autrement ». En offrant un environnement résolument moderne, qui allie les espaces privés et publics, les zones silencieuses et les lieux de convivialité, en proposant des services de conciergerie, une restauration sur place, voire… un open bar (chez WeWork, le leader américain du coworking), ces hôteliers d’un nouveau genre pensent que l’espace est capable de générer de nouvelles habitudes forcément propices à la flexibilité, à la collaboration, et finalement à la réussite.

Des constantes demeurent, parmi lesquelles la possibilité de rencontrer ses collègues en dehors des réunions, la maîtrise du bruit ambiant, la possibilité de s’isoler… et la propreté de l’environnement.

Les acteurs de la propreté, des invisibles à la responsabilité collective 

Pour un cuisinier, pour un artisan, la propreté du poste de travail fait partie des fondamentaux du métier. Pas question de laisser derrière soi un chantier en pagaille, pas plus qu’un évier plein.

Dans les espaces tertiaires en revanche, la responsabilité de la propreté a longtemps été reléguée à une zone d’ombre. Il allait de soi que les bureaux devaient être impeccables à son arrivée. Pour s’en charger : une armée d’invisibles, travailleurs nocturnes que seuls les plus matinaux ou les plus tardifs des salariés croisaient parfois, sans connaître leur nom.

Les mutations de l’environnement de travail et des pratiques collectives qui en résultent conduisent aujourd’hui à considérer la propreté autrement.

Les agents d’entretien, des collaborateurs comme les autres

« Proposer un emploi stable aux agents d’entretien, et aussi leur permettre d’être plus disponibles pour leurs familles via des horaires moins décalés, sont des aspects clés de notre politique RSE, ajoute-t-elle. Le travail en journée constitue un point important pour y parvenir. » 

Cela implique que les collaborateurs de l’entreprise acceptent de voir les agents d’entretien, c’est-à-dire d’assumer que la propreté ne se fait pas toute seule ! Une transformation qui se fait facilement, selon Nolwenn Pigault : « Aujourd’hui l’ensemble des services supports viennent au contact au lieu de vivre cachés ; c’est le cas pour l’entretien comme pour le service courrier. »

Autre avantage : présents la journée (ou au moins une partie), les agents peuvent intervenir plus rapidement en cas d’accident de propreté, améliorant d’autant la réactivité du service rendu, la performance, et la qualité de vie qui en découle.

Prise de conscience et gestion participative

Les collaborateurs issus de la génération Y ont souvent connu au cours de leurs études les plaisirs et les difficultés des colocations. Quelques années plus tard, ils reconnaissent volontiers que les espaces partagés n’y brillaient pas par leur entretien ! C’est peut-être la raison pour laquelle, une fois parvenus à la vie professionnelle, ils seraient plus sensibles à la bonne tenue des locaux – et développeraient un sentiment de responsabilité environnementale supérieur à leurs aînés ?

« Les bureaux sont partout repensés dans un sens plus collaboratif. Il s’agit aujourd’hui d’être partie prenante de son environnement de travail », déclare Nolwenn Pigault. L’exemple de l’apport volontaire des déchets est particulièrement éclairant : l’absence de corbeilles individuelles entraîne la nécessité d’apporter ses déchets dans un container centralisé (par étage, ou par grande zone), et il en résulte rapidement la réduction du volume produit. Mieux encore quand ces récipients collectifs permettent un tri sélectif.

Les acteurs de la propreté peuvent participer à la responsabilisation de tous pour disposer en permanence d’un espace de travail propre et sain ; le développement des espaces ouverts et l’installation de la génération Y offrent des perspectives profitables à la qualité de vie des collaborateurs résidents… et aussi à celle des agents de nettoyage.

 La propreté en coworking

Virginie Savina, Chief Happiness Manager chez Nextdoor, Neuilly-sur-Seine

 « A Neuilly-sur-Seine, le personnel d’entretien est présent de 6:00 à 9:00 du matin, et de 14:00 à 17:00. Il a déjà beaucoup à faire dans nos 9000 mètres carrés : la gestion des déchets en apport volontaire lui fait gagner du temps.

 Les résidents, dont beaucoup connaissent avec nous leur première expérience de coworking, râlent un peu au début de devoir apporter leurs déchets ! Mais tout le monde prend l’habitude très vite, y compris ceux qui occupent des bureaux privatifs, sans que l’on doive faire d’efforts particuliers. Les hôtes sont là pour gendarmer un peu les résidents le cas échéant…

 Dans les tisaneries, à chaque étage, il n’y a ni vaisselle, ni machine à café, ni bouilloire ; le but est de regrouper les troupes autour du bar et dans les lieux de convivialité. La vaisselle sale est gérée par le barman (le bar tient souvent un rôle important dans les espaces modernes de coworking). Nous n’utilisons que des produits d’entretien éco-labellisés (cuisine, WC, sols, etc.), et nous disposons d’un bac à compost centralisé.


Article rédigé par Thierry Gillmann pour 100% services.

 

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